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27 décembre 2018, 16:53 | source : Le Républicain Lorrain

Trieux : un cambriolage à 300 000 € et des zones d’ombre

Quatre prévenus dont trois absents représentés, une audience sans victime présente… Le tribunal de Val de Briey a remonté le temps jusqu’en 2013 pour tenter d’y voir plus clair face à un cambriolage au fort préjudice déclaré.

 

Si le tribunal valdobriotin est souvent confronté à des affaires de cambriolage, rares sont les dossiers aussi flous que celui évoqué dernièrement. Les magistrats ont d’ailleurs mis leur décision en délibéré au 8 janvier.

Tout commence le 2 mai 2013, vers 15h25, lorsqu’une voisine donne l’alerte pour une maison cambriolée à Trieux. Les voleurs sont entrés par effraction. Treize traces de pesée sont constatées sur la porte arrière. Toutes les pièces de l’habitation ont été fouillées, tous les meubles ouverts. Un véhicule suspect a été repéré : une Peugeot 205 blanche.

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De retour de vacances, la propriétaire des lieux se présente à la gendarmerie. Elle estime son préjudice à 300 000 € ! La victime déclare avoir des soupçons sur les auteurs des faits. Elle met en cause une connaissance venue chez elle avec un autre homme pour envisager des travaux. Le duo a pris des photos. Il connaissait les dates de vacances des propriétaires…

 

Ils évoquent une escroquerie

Les recherches de la voiture signalée finissent par payer. Les gendarmes contrôlent la Peugeot avec un couple à son bord. Placés en garde à vue, les deux individus reconnaissent leur implication. Madame, 19 ans, faisait le guet à l’extérieur de la maison visée. Monsieur, 20 ans, aurait sévi à l’intérieur avec un autre protagoniste, actuellement en détention à Metz pour d’autres faits. Reste que le couple assure aux enquêteurs qu’il y a mal donne. « Pour mes clients, il s’agissait d’un faux vol avec effraction pour que la victime puisse entreprendre une escroquerie à l’assurance », affirme Me  Eric Mallet. À ce stade de l’enquête, l’homme cité par la victime est soupçonné d’être le commanditaire. Problème : l’individu, que certains appellent le Belge, est introuvable. Il ne sera jamais entendu.

Auditionné par le tribunal en visioconférence, le deuxième cambrioleur présumé assure, quant à lui, avoir été le seul à l’initiative de l’expédition à Trieux. Il conteste cependant toute razzia : « Moi, je n’ai vendu que pour 5 000 € d’objets volés… »

Qui dit vrai, qui dit faux ? En l’absence de la victime, du couple impliqué et du troisième mis en cause, l’affaire est délicate. La substitut du procureur a en tout cas requis des peines d’emprisonnement de 4, 6 et 12 mois.

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Michaël HECQUET, Enquêteur de Droit Privé diplômé d'Etat. (Licence Professionnelle sécurité des personnes et des biens, spécialité enquête privée délivrée par l'Université Panthéon Assas Paris 2) ;

 

Enquêteur de droit privé, autorisé à exercer cette activité par, agrément du CNAPS N°AGD-062-2023-05-18-20180339519, conformément à la loi n°83-629 du 12 juillet 1983 modifiée successivement par les lois n°2003-239 du 18 mars 2003, n°2006-64 du 23 janvier 2006, n°2007-297 du 3 mars 2007;

 

Enquêteur d'assurances détenteur du certificat ALFA/AFNOR compétences délivré par AFNOR compétences.