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30 juin 2020, 17:15 | source : ouest france

Escroquerie à l’assurance en Corrèze. Les patrons d’une discothèque démasqués grâce à un dessin satirique

Trois personnes ont été condamnées jeudi 25 juin pour escroquerie à l’assurance par le tribunal de Brive (Corrèze) après l’incendie d’une boîte de nuit survenu 2009, à Noailles. À l’origine, le dossier avait été classé sans suite, avant qu’un homme ne publie un dessin dans un journal satirique local. Ce qui avait relancé l’affaire.

 

Trois hommes ont été reconnus coupables d’escroquerie à l’assurance par le tribunal de Brive (Corrèze), ce jeudi 25 juin. Ils comparaissaient dans le cadre d’une affaire concernant l’incendie de la boîte de nuit « Le Guet apens », survenu à Noailles en 2009.

 

Le propriétaire des murs et son fils, gérant de l’établissement, étaient soupçonnés d’avoir voulu frauder les assurances pour empocher un magot de près de 1,2 million d’euros, dont la moitié

a déjà été versée, indiquait France Bleu Limousin en mai dernier, au moment de l’audience. Les deux hommes avaient missionné un salarié pour mettre volontairement le feu à la discothèque. Et c’est un dessin humoristique, publié quatre ans après les faits, qui a permis de relancer l’enquête et de les démasquer, rapporte Le Parisien.

 

L’employé a tout avoué

 

En 2009, les gendarmes avaient conclu à un sinistre accidentel et le dossier avait été classé sans suite. Mais, en 2013, un tatoueur de Brive a donc publié un dessin dans un journal satirique local. On peut y voir un employé en train de fumer au-dessus d’un bidon de White-Spirit devant la discothèque. « Fume bien au-dessus du bidon de white !! L’assurance paiera !! », lui lance alors son patron.

 

Après cette publication, les propriétaires de la boîte de nuit ont décidé de poursuivre l’auteur en diffamation. Mais le tatoueur a alors réuni des témoignages pour prouver que son dessin reflétait bien une réalité. « Partout à Brive, l’auteur de l’incendie et les propriétaires disaient qu’ils avaient mis le feu pour toucher les assurances », a-t-il confié au Parisien. Lors de sa garde à vue, l’ancien employé a finalement tout avoué.

18 mois de prison avec sursis pour les propriétaires

 

Les trois hommes n’étaient convoqués devant le tribunal que pour escroquerie à l’assurance, le délit d’incendie volontaire étant prescrit. L’employé qui a mis le feu a été condamné à rembourser les 600 000 € perçus grâce à cette escroquerie et les deux propriétaires ont écopé de 18 mois de prison avec sursis.

Mais le père et son fils pourraient aussi être condamnés à participer au remboursement des 600 000 € lors de l’audience sur intérêt civil. Les mis en cause ont décidé de faire appel, précise le journal francilien.

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Michaël HECQUET, Enquêteur de Droit Privé diplômé d'Etat. (Licence Professionnelle sécurité des personnes et des biens, spécialité enquête privée délivrée par l'Université Panthéon Assas Paris 2) ;

 

Enquêteur de droit privé, autorisé à exercer cette activité par, agrément du CNAPS N°AGD-062-2023-05-18-20180339519, conformément à la loi n°83-629 du 12 juillet 1983 modifiée successivement par les lois n°2003-239 du 18 mars 2003, n°2006-64 du 23 janvier 2006, n°2007-297 du 3 mars 2007;

 

Enquêteur d'assurances détenteur du certificat ALFA/AFNOR compétences délivré par AFNOR compétences.