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21 février 2019, 12:17 | source : Le Parisien

L’homme, interpellé en début de semaine, nie farouchement les faits. Le sinistre avait ravagé le garage et l’établissement voisin.

Deux hommes, âgés de 30 et 42 ans, ont été mis en examen, mercredi, pour escroquerie à l’assurance par un juge de Versailles. Ce garagiste est soupçonné d’avoir commandité auprès d’une connaissance l’incendie de son propre établissement, à Orgeval, le 11 décembre 2017. Le sinistre avait provoqué de nombreux dégâts également dans la société voisine, Depann 2000, qui accueille les voitures saisies par les forces de l’ordre.

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Il est 5 heures du matin, cette nuit-là, quand le feu se déclare route des Quarante-Sous, le long de l’A 13. Très vite, et au regard de la densité d’entreprises et de magasins sur le site, une soixantaine de pompiers se déploient. Malgré l’arrivée rapide des secours, l’incendie a ravagé deux des trois sociétés basées sur place. A l’intérieur, des poutres métalliques fracassées sur des carcasses noircies témoignent de l’intensité des flammes. Une cinquantaine de véhicules stationnés dans ce hangar de 2 000 m² ont été détruits.

 

Sa société a été placée en liquidation

Les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye, chargés de mener les investigations, s’intéressent dans un premier temps au dépanneur et aux voitures saisies, placées sous scellés dans le cadre des enquêtes judiciaires. Mais la piste tourne court et les militaires se concentrent sur celle du gérant d’un garage voisin, spécialisé dans les travaux de carrosserie, qui se trouve dans une situation financière difficile. A tel point qu’il a dû déposer le bilan. « Sa société, montée en 2014, marchait mal et il faisait travailler des gens au noir », précise une source proche de l’affaire. Les gendarmes découvrent qu’il a rempli des bidons d’essence avant l’incendie. « Mais la voiture repérée sur les lieux peu avant le début de l’incendie ne correspond pas à la sienne », ajoute la même source.

Il a reversé l’argent de l’assurance sur les comptes d’une autre société

Fait troublant : les deux avances de 30 000 € réglées par son assurance n’ont pas été reversées sur les comptes de la société en faillite mais sur une autre, appartenant au même gérant. Les militaires vont poursuivre leur enquête en surveillant cet entrepreneur déjà connu de la justice. Cela va les amener vers deux hommes, qu’ils soupçonnent de lui avoir servi d’hommes de main.

Le gérant et ses complices présumés ont été interpellés à leur domicile de Poissy et dans les environs. Le gérant du garage, qui s’estime victime de sa mauvaise réputation à cause de son passé judiciaire, nie avoir commandité l’incendie. « Le dossier est vide » assure-t-on du côté de sa défense. Le second suspect a reconnu, pour sa part, qu’une connaissance lui aurait proposé de mettre le feu à ce garage.

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Michaël HECQUET, Enquêteur de Droit Privé diplômé d'Etat. (Licence Professionnelle sécurité des personnes et des biens, spécialité enquête privée délivrée par l'Université Panthéon Assas Paris 2) ;

 

Enquêteur de droit privé, autorisé à exercer cette activité par, agrément du CNAPS N°AGD-062-2023-05-18-20180339519, conformément à la loi n°83-629 du 12 juillet 1983 modifiée successivement par les lois n°2003-239 du 18 mars 2003, n°2006-64 du 23 janvier 2006, n°2007-297 du 3 mars 2007;

 

Enquêteur d'assurances détenteur du certificat ALFA/AFNOR compétences délivré par AFNOR compétences.