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10 octobre 2018, 07:09 | source : le messager

Thonon-les-Bains: condamné à de la prison ferme après avoir incendié sa propre voiture

Thonon-les-Bains

« J’ai mis le feu à ma voiture car je n’ai que des galères ces derniers temps. J’ai pensé qu’il fallait que je le fasse ». Le regard dans le vide, les bras croisés, des soupirs incessants... Difficile de comprendre ce qui a bien pu se passer dans la tête du prévenu.

Samedi 6 octobre au petit matin, un jeune homme de 23 ans a été retrouvé hilare en train de contempler l’embrasement de plusieurs véhicules stationnés dans le garage Renault de la zone commerciale Espace Léman. Il venait de lancer un cocktail Molotov, conçu par ses soins, sur sa propre voiture. Une Clio garée sur le parking du concessionnaire automobile. Le feu s’est propagé à un autre véhicule, une fourgonnette Kangoo appartenant à La Poste. Une partie de la clôture du garage a également été dégradée.

Interpellé par les forces de l’ordre, l’homme a été jugé lundi 8 octobre en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Thonon-les-Bains.

Dans la salle d’audience, les yeux du public comme des magistrats sont rivés sur le prévenu. L’incendiaire, arrivé dans le Chablais le mercredi 3 octobre pour y trouver du travail, est une véritable énigme. Boucher de formation, sans emploi depuis septembre, il vivait depuis plusieurs jours dans sa voiture.

Un profil dépressif

Quand il ne reste pas muet, le jeune homme livre des réponses lacunaires, l’air dépité. « Vous croyez que tout cela était prévu ? Que j’allais foutre le feu pour en tirer quelque chose ? », répond-il sèchement à la présidente de l’audience, Justine Chambon.

Et justement, lorsque l’un des magistrats soumet l’hypothèse d’une tentative d’escroquerie à l’assurance, l’incendiaire change sa version. « Oui c’est pour cela. Je ne l’ai pas dit spontanément car je n’en suis pas fier. » S’est-il contenté de dire ce que le tribunal voulait entendre ? C’est ce que pense le substitut du procureur de la République, Etienne Moreau. « Est-ce que c’est un activiste dangereux ? Je ne pense pas. Même cette histoire d’escroquerie je n’y crois pas. Ça se sent que monsieur est perdu, qu’il est en dépression. »

On découvre au fil de l’audience que le jeune homme avait en effet été sujet à des épisodes dépressifs il y a encore peu de temps. « J’ai pas de logement, pas de travail et puis voilà », a-t-il déclaré la voix sanglotante. Tout un symbole. Ce à quoi viennent s’ajouter des brouilles familiales.

Prenant en considération tous ces éléments, le substitut du procureur a insisté sur « la gravité des faits » et a requis une peine de deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve.

L’avocate du prévenu, Maître Céline Terrien, a soutenu que si son client « a fait une grosse bêtise, il a besoin d’aide, de suivi dans le cadre d’un sursis. Je m’oppose à de la prison ferme. »

Le tribunal a déclaré l’incendiaire coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il écope de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

Benoît Sourd

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Michaël HECQUET, Enquêteur de Droit Privé diplômé d'Etat. (Licence Professionnelle sécurité des personnes et des biens, spécialité enquête privée délivrée par l'Université Panthéon Assas Paris 2) ;

 

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